
Des militants s’inquiètent de la privatisation des soins de santé en Alberta
Radio-Canada
Une loi albertaine permet aux chirurgiens de travailler à la fois dans le système de santé publique et privé.
Un groupe de défenseurs des soins de santé se trouve cette semaine sur la colline du Parlement pour faire pression sur les législateurs et demander à Ottawa de prendre position sur les dernières mesures prises par l'Alberta pour développer les soins de santé privés. Cela signifie que les gens peuvent payer pour des interventions, telles que le remplacement de la hanche ou du genou ou la chirurgie de la cataracte dans une clinique privée, tandis que le système public continue à fournir les soins d'urgence et les chirurgies liées au cancer. Le gouvernement provincial estime que son modèle de double pratique allégera la pression sur le système de santé publique et qu'il est utilisé dans des pays tels que le Royaume-Uni, la France, l'Australie, l'Allemagne et le Danemark. Jason MacLean, président de la Coalition canadienne de la santé, a indiqué que la loi de l'Alberta violait la Loi canadienne sur la santé, qui repose sur les principes d'universalité et d'accessibilité. Le gouvernement fédéral doit intervenir et défendre dès maintenant le système de santé publique universel, a-t-il déclaré lundi lors d'une conférence de presse au Parlement.

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, est à Londres pour rencontrer son homologue britannique, Keir Starmer, en conclusion d’une visite en Europe. Les deux dirigeants se sont montrés plutôt évasifs au sujet de l’appel du président des États-Unis, Donald Trump, concernant une intervention dans le détroit d’Ormuz. De Londres, Valérie Gamache nous donne plus de détails.












