
Anthropic: une juge fédérale juge «troublantes» les sanctions du gouvernement américain
TVA Nouvelles
Une juge fédérale chargée d’examiner un recours d’urgence inédit d’Anthropic, pépite d’IA américaine sanctionnée par le Pentagone, s’est montrée très sceptique mardi devant les actions « troublantes » de l’administration Trump dans cette affaire.
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Au terme d’une courte audience à San Francisco, la juge Rita Lin a déclaré qu’elle rendrait sa décision « dans quelques jours » sur la demande d’Anthropic de geler la décision du gouvernement du 27 février qui l’a désignée comme « risque de sécurité nationale pour les approvisionnements » du Pentagone.
La maison-mère du modèle d’IA générative Claude, le seul autorisé à ce jour pour les opérations classifiées du Pentagone, est la première entreprise non étrangère à subir cette désignation infamante, qui a conduit à l’annulation de ses contrats avec le gouvernement américain et lui a fait perdre d’autres clients par ricochet.
Anthropic affirme que ces sanctions ont été prises en rétorsion à son refus de lever ses restrictions d’usage de son IA pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour les armes autonomes. Son rival OpenAI a dans le même temps signé un contrat avec le Pentagone, assurant avoir obtenu des garanties sur ces deux points.
Ce qui la « trouble » dans les réactions du gouvernement, a expliqué la juge, c’est qu’elles « ne semblent pas vraiment adaptées à la préoccupation de sécurité nationale invoquée ».
« Il semblerait que les défendeurs soient allés plus loin parce qu’ils cherchaient à punir Anthropic (...) pour avoir critiqué la position du gouvernement sur ce contrat dans la presse », a-t-elle déclaré, « ce qui constituerait une violation du Premier amendement ».
« J’ai beaucoup d’inquiétudes à ce sujet », a-t-elle ajouté.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a obtenu qu’un juge d’instruction français soit bientôt saisi pour enquêter sur l’eurodéputé d’extrême droite Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex, soupçonné de complicité de crimes contre l’humanité et de torture, a annoncé mardi à l’AFP une source judiciaire.












