
Accusé d'interférence, l'ambassadeur américain à Paris calme le jeu avec la France
TVA Nouvelles
Après avoir ignoré une convocation de la France, l’ambassadeur des États-Unis à Paris, Charles Kushner, a eu un geste d’apaisement mardi en appelant le chef de la diplomatie française, et en se disant disposé « à ne pas interférer » dans le débat public national, comme cela lui était reproché.
« L’ambassadeur des États-Unis en France a appelé le ministre » mardi midi, a indiqué à l’AFP l’entourage de Jean-Noël Barrot.Ce dernier lui a rappelé les raisons qui avaient conduit à sa convocation au Quai d’Orsay : « La France ne peut accepter quelque forme d’ingérence ou d’instrumentalisation de son débat public national par les autorités d’un État tiers ».
Charles Kushner « a pris acte, exprimé sa volonté de ne pas interférer dans notre débat public et rappelé l’amitié qui lie la France et les États-Unis », a indiqué la même source.
Charles Kushner, a eu un appel « franc et amical » avec Jean-Noël Barrot, a indiqué pour sa part l’ambassade américaine, apaisant une dispute diplomatique autour du meurtre d’un militant d’extrême droite à Lyon.
Le ministère français des Affaires étrangères avait décidé lundi soir de hausser le ton, révoquant l’accès direct au gouvernement français de l’ambassadeur américain.
Charles Kushner, qui n’est pas un diplomate de carrière et dont le fils Jared est le gendre du président américain Donald Trump et son proche conseiller, avait été convoqué au Quai en raison de la republication par l’ambassade américaine d’une réaction de l’administration Trump au décès à 23 ans du militant d’extrême droite Quentin Deranque, battu à mort par des membres de l’ultragauche à Lyon, dans le centre-est de la France.
L’ambassade avait relayé un message évoquant des informations qui « devraient tous nous préoccuper ».
Mardi matin, Jean-Noël Barrot, interrogé sur France Info, avait alors estimé qu’une explication s’imposait de la part de Charles Kushner qui s’était fait représenter à la convocation par un responsable de l’ambassade, invoquant des engagements personnels.
En fonctions depuis l’été dernier, il avait déjà été convoqué fin août après des critiques jugées inacceptables par Paris sur « l’absence d’action suffisante » d’Emmanuel Macron contre l’antisémitisme.













