
Événement d’un promoteur antiavortement annulé au Centre des congrès: ouverture du procès contre la ministre Proulx et le gouvernement
TVA Nouvelles
Poursuivie pour avoir annulé l’événement d’un promoteur proavortement en 2023, la ministre Caroline Proulx prendrait encore aujourd’hui « exactement la même » décision, avec « aussi peu d’hésitation ».
C’est ce qu’a affirmé, lundi après-midi, la ministre du gouvernement Legault, à l’ouverture du procès civil intenté par Harvest Ministries International (HMI) contre elle, la Société du centre des congrès de Québec et le procureur général du Québec.
Dans son témoignage d’une trentaine de minutes, l’élue a expliqué que c’est sa directrice de cabinet qui lui a parlé pour la première fois le 1er juin 2023 de cette organisation et de son rallye « Foi, feu et liberté » qui devait avoir lieu pendant 10 jours au Centre des congrès de Québec.
Les deux femmes se sont rendues sur un site web associé au promoteur sur lequel on pouvait lire entre autres que l’avortement « a fait de l’utérus de la mère [...] l’endroit le plus dangereux pour un enfant au Canada ».
Mme Proulx, alors ministre du Tourisme, a avoué avoir été « profondément choquée » par ces propos. Le lendemain, elle annonçait que l’événement n’aurait pas lieu puisqu’il allait à l’encontre des « principes fondamentaux du Québec ».
Cette décision a été prise « d’abord et avant tout, pour contrer la désinformation », mais aussi pour protéger le droit encore « fragile » des femmes « à disposer de leur corps », a-t-elle affirmé.
« C’est complètement faux de prétendre que l’endroit le plus dangereux — pas dangereux, mais le plus dangereux —, pour un enfant au Canada, est le ventre de sa mère. [...] Ce qu’on vient dire aux Québécoises, c’est que les femmes sont dangereuses », a déploré la députée de Berthier.
Pour elle, « il y a un consensus qui est assez large » au Québec autour de la question de l’avortement. Elle n’aurait toutefois eu « aucun problème » à ce que l’événement soit produit dans un lieu privé.
Le fondateur de HMI, un groupe évangélique basé à Kelowna en Colombie-Britannique, n’a pour sa part pas caché que son mouvement est fermement pro-vie.













