
«Nous faisons face à une république au sud de nous qui est complétement déchue»: Alexandre Trudeau évoque les tensions canado-américaines dans son thriller «La peau de l'ours»
TVA Nouvelles
Après avoir signé plusieurs documentaires sur des conflits internationaux, le réalisateur Alexandre Trudeau se lance dans la fiction avec La peau de l’ours, un thriller survivaliste qui évoque subtilement les tensions entre les États-Unis et le Canada.
Contrairement à son frère, Justin, et à leur père, Pierre Elliott, Alexandre Trudeau n’a jamais aspiré à faire carrière en politique. Dès son jeune âge, le journaliste de 52 ans a décidé de se tourner vers le cinéma, réalisant notamment des documentaires sur l’invasion de l’Irak en 2003 et la crise humanitaire au Soudan en 2006.
Mais pendant toutes ces années à parcourir les quatre coins du monde, il caressait le rêve de réaliser un jour un film de fiction.
« J’ai toujours été cinéphile, confie le réalisateur dans un entretien téléphonique accordé au Journal.
« Quand j’ai commencé à faire du documentaire dans ma vingtaine, j’étais déjà un grand voyageur et très curieux de ce qui se passait dans le monde, alors ça se prêtait bien. J’ai adoré faire du documentaire, mais j’avais toujours en tête l’idée de faire le saut vers la fiction. J’ai finalement décidé de le faire il y a quelques années. »
La peau de l’ours, un suspense qu’il a coécrit et coréalisé avec son ami de longue date, James McLellan, raconte l’histoire de Tori (Malia Baker), une adolescente anxieuse contrainte d’aller séjourner chez son grand-père (Roy Dupuis) dans une cabane isolée sur le bord d’un lac gelé, à la frontière entre le Canada et les États-Unis.
L’arrivée de deux étrangers indésirables (Robert Naylor et Jonathan Lawrence) obligera toutefois Tori à sortir de sa coquille et, ultimement, à lutter pour sa survie.
« Le cocréateur du film, James, qui est prof au secondaire, m’a parlé pendant des années de l’épidémie bien réelle d’anxiété chez les jeunes, et je trouvais que c’était un bon sujet à explorer, explique Alexandre Trudeau.
« J’étais attiré par ce que le stress intense révèle de la nature humaine. Ce qui m’intéressait, c’était de prendre un personnage d’adolescente et de la transformer. Elle part d’une anxiété profonde qui l’empêche de fonctionner et elle se transforme en survivante. Ça démontre que l’on peut s’en sortir par une prise de conscience de soi. Il faut se battre pour surmonter ses défis. »













