
« Pas normal de se faire frapper au travail » : un syndicat scolaire sonne l’alarme
Radio-Canada
Le Syndicat de Champlain, sur la Rive-Sud de Montréal, s'inquiète du nombre grandissant de gestes violents contre le personnel enseignant et de soutien.
Morsures, coups de pied et objets lancés font partie de la réalité d’un trop grand nombre d’enseignants dans trois centres de services scolaires (CSS) de la Rive-Sud de Montréal, révèle une enquête récente du Syndicat de Champlain sur le nombre croissant d’agressions perpétrées contre des membres du personnel scolaire qu'il représente. Les agressions physiques, c’est presque à chaque semaine, mais parfois, ce sont des agressions plus intenses, dit Sabrina*, une technicienne en éducation spécialisée qui travaille dans des classes d’élèves avec troubles de comportement en Montérégie. Elle a accepté d'évoquer les conditions difficiles de son travail en entrevue à Radio-Canada. Si ce n’est pas normal de se faire frapper dans le cadre de son travail, se désole-t-elle, il s’agit malheureusement de la réalité à laquelle font face bien des éducateurs et éducatrices spécialisés. Selon les données colligées par le Syndicat de Champlain, affilié à la CSQ, entre 2023 et 2025, plus précisément sur une période de 2 ans et 4 mois, des membres du corps enseignant ou du personnel de soutien ont été victimes de près de 5700 agressions et 4200 événements psychologiques dans les 185 établissements que ce syndicat représente sur la Rive-Sud. Ces données n’incluent pas que des comportements d’élèves.

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, est à Londres pour rencontrer son homologue britannique, Keir Starmer, en conclusion d’une visite en Europe. Les deux dirigeants se sont montrés plutôt évasifs au sujet de l’appel du président des États-Unis, Donald Trump, concernant une intervention dans le détroit d’Ormuz. De Londres, Valérie Gamache nous donne plus de détails.












