
Sécurité aérienne dans le Nord : le dégivrage pointé du doigt aux T.N.-O.
Radio-Canada
Le rapport du BST de février révèle que les pilotes ont de décoller plus rapidement pour enlever de la neige.
L'écrasement d’un avion à Fort Smith en 2024, qui a coûté la vie à six personnes, soulève aujourd’hui des questions parmi les pilotes du territoire quant à l’accès à des équipements de dégivrage fiables dans les aéroports du Nord canadien, pour assurer la sécurité des vols. Le rapport du Bureau de la sécurité des transports (BST) publié en février révèle que les pilotes ont tenté d’augmenter la vitesse de l’aéronef au décollage afin de souffler la neige fraîche accumulée sur les ailes. Le BST a toutefois déterminé que, dans ce cas en particulier, la neige elle-même n’a pas contribué à l’écrasement. Le rapport soulève toutefois une question : à quelle fréquence les pilotes du Nord décollent-ils avec de la neige sur les ailes de l'avion, même lorsqu’ils ne devraient pas le faire ? Les règles canadiennes exigent que les avions se soumettent au principe d’un appareil propre avant le décollage. Comme le souligne le BST dans son rapport, il est interdit d’entreprendre un décollage lorsque les surfaces critiques [comme les ailes] sont contaminées à quelque degré que ce soit.













