
Quand la barrière de la langue empêche de se faire soigner
Radio-Canada
À l’Î.-P.-É., le manque de services en français transforme la santé en parcours du combattant. Des immigrants finissent par renoncer à se faire soigner.
Se faire soigner quand on ne parle pas la langue de la majorité est un véritable casse-tête à l’Île-du-Prince-Édouard. Pour des nouveaux arrivants francophones, l'accès aux soins est devenu un tel parcours du combattant que certains finissent par renoncer à consulter. Imaginez-vous à l'hôpital, souffrant, incapable d'expliquer vos symptômes. C’est ce qu’a vécu la francophone Evelyn Botty, arrivée de Côte d’Ivoire il y a quatre ans. Ses lacunes en anglais ont transformé ses passages aux urgences de l’hôpital Queen Elizabeth, à Charlottetown, en de grands moments de solitude. J’y suis allée seule, mais je n'ai pas pu expliquer clairement ce que j'avais comme mal. La barrière linguistique peut entraîner beaucoup de malentendus, raconte-t-elle. Je n'ai pas le vocabulaire approprié, on utilisait [l'outil de traduction] de Google. Le médecin a fait son diagnostic, mais je ne comprenais pas toutes ses instructions.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, s’envolera vendredi aux États-Unis afin de défendre l’économie canadienne sur fond de tensions commerciales. Ce sera la première fois qu’il voyagera aux États-Unis en tant que chef de l’opposition officielle. Les commentaires de Dimitri Soudas.












