
Pour maximiser leurs chances de circuler dans le Golfe, des navires affichent un lien avec la Chine
TVA Nouvelles
« Équipage chinois », « propriétaire chinois »: en pleine guerre au Moyen-Orient, plusieurs navires ont affiché ouvertement un lien avec la Chine alors qu’ils naviguaient ou stationnaient dans la région du Golfe, selon les données du site MarineTraffic, dont au moins deux au moment de franchir le détroit d’Ormuz.
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Ces signaux sont « visiblement des précautions utilisées par des bateaux pour diminuer les risques d’être ciblés pendant qu’ils traversent la zone la plus dangereuse » du détroit d’Ormuz, constate à l’AFP Ana Subasic, analyste pour la société Kpler. « Cela n’indique pas nécessairement un lien direct avec la Chine ».
Le système AIS, similaire au transpondeur des avions, permet aux navires de diffuser notamment leur identité, leur position et leur destination aux autres embarcations. Ces signaux sont collectés entre autres par le site MarineTraffic de Kpler.
Depuis lundi dernier, une trentaine de navires ont ainsi diffusé, via leur transpondeur AIS, des messages de type « équipage chinois », « propriétaire chinois » ou « équipage chinois à bord » au lieu de leur destination.
L’Iron Maiden, immatriculé aux Îles Marshall, et le Sino Ocean, immatriculé au Libéria, sont deux exemples particulièrement frappants : ces deux vraquiers ont annoncé un lien avec la Chine avant de franchir le détroit d’Ormuz et l’ont retiré une fois de l’autre côté.
Le cargo Guan Yuan Fu Xing, immatriculé au Panama, a lui aussi franchi le détroit d’Ormuz lundi sans subir de dommage, deux jours après avoir modifié sa destination en « propriétaire chinois » via son transpondeur AIS.













