
McGill veut séduire la crème des chercheurs internationaux
Radio-Canada
Il faut tirer son épingle du jeu alors que des chercheurs de grand calibre songent à quitter les États-Unis.
Dominique Bérubé, la vice-rectrice recherche et innovation à l’Université McGill, est plongée dans une période bouillonnante de recrutement à l’étranger. Il ne lui reste que quelques semaines pour soumettre à Ottawa les meilleures candidatures de sommités internationales intéressées à mettre la main sur l’une des très convoitées nouvelles chaires de recherche fédérales Impact+. C’est très excitant. On a reçu près de 1000 candidatures pour un total de 25 ouvertures possibles au programme, s’enthousiasme-t-elle. Il faut faire le tri dans tout ça. Et il ne faut pas se tromper, parce qu’il s’agit d’une occasion unique qui ne se représentera pas de sitôt. Mme Bérubé se félicite de la mobilisation, au printemps 2025, des universités de recherche du Québec – McGill, l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université de Sherbrooke – qui avaient présenté la plateforme Polaris, dans laquelle on réclamait notamment au gouvernement fédéral des investissements notables pour augmenter leur capacité d’attraction de talents exceptionnels. L’idée était de permettre aux universités canadiennes de tirer leur épingle du jeu dans la chasse aux cerveaux provoquée par le contexte anti-universitaire aux États-Unis. Ces démarches ont été bien reçues à Ottawa, au point où l’ambitieux Programme de chaires de recherche Impact+ Canada, annoncé en novembre dernier, semble inspiré de la plateforme Polaris, se réjouit Dominique Bérubé. Le gouvernement nous offre une occasion unique d'offrir des conditions de recherche exceptionnelles aux meilleurs talents à l'international. Ça nous permet de faire une annonce globale aux talents dans le monde et de dire : "On est ouvert."







