
Les réserves stratégiques de pétrole: un levier pour amortir les crises
TVA Nouvelles
De nombreux pays constituent des réserves stratégiques pour amortir les chocs pétroliers et économiques, notamment les membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), et pourraient y recourir si la guerre au Moyen-Orient venait à durer.
Le recours aux réserves stratégiques pétrolières est une « option envisagée », qui devrait être discutée lors d’une réunion des ministres des Finances du G7, a indiqué lundi une source au sein de l’exécutif français.
Le pétrole fait rouler les voitures, voguer les bateaux et voler les avions. Couvrant près du tiers des besoins d’énergie dans le monde, il est aussi une matière première de nombreux objets du quotidien, à base de plastique notamment.
Il est donc essentiel à l’économie, et joue aussi un rôle crucial en cas de conflit, rappelait fin janvier Yves Jégourel, co-directeur du cercle CyclOpe. Le professeur au Conservatoire national des arts et métiers, en faisait, avec d’autres matières premières comme l’aluminium, une des « conditions de déroulement » d’une guerre.
Les États, surtout ceux qui ne produisent pas de pétrole, et certaines organisations internationales, s’efforcent de s’assurer une réserve de sécurité en cas de bouleversement géopolitique ou de rupture dans la chaîne d’approvisionnement.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE), créée en 1974 après le choc pétrolier, a pour rôle d’assurer la sécurité de l’approvisionnement en énergie.
Elle compte une trentaine de pays membres, dont l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Nouvelle-Zélande ou les États-Unis.
Chaque membre a « l’obligation de détenir des stocks de pétrole équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes de pétrole », mobilisables en cas de crise.
Cela « peut inclure des stocks détenus exclusivement pour les situations d’urgence ainsi que des stocks détenus à des fins commerciales », que ce soit du pétrole brut ou des produits raffinés, précise l’AIE. Elle tolère aussi « des stocks conservés dans d’autres pays » via des accords bilatéraux.













