
Les candidats à la direction du PCU plaident pour plus d’indépendance d’Ottawa
Radio-Canada
Lors d’une discussion diffusée jeudi soir, sept candidats au remplacement de Jason Kenney à la tête du Parti conservateur uni (PCU) se sont opposés sur les politiques et sur la stratégie à adopter pour obtenir une meilleure reconnaissance de l’Alberta à l'échelon fédéral.
Jeudi soir, ils ont participé à une discussion organisée par Free Alberta, un regroupement issu du groupe de réflexion libertarien Alberta Institute.
De tous les candidats déclarés jusqu’à maintenant dans cette course au leadership, seul le maire d’Amisk, Bill Rock, n’était pas présent pour répondre aux questions centrées sur les relations entre Edmonton et Ottawa.
L’ancienne cheffe du parti Wildrose, Danielle Smith, s’est démarquée avec sa volonté affichée d’adopter une loi sur la souveraineté de l’Alberta qui donnerait le pouvoir à l’Assemblée législative de refuser d’appliquer toute loi ou décision judiciaire contraire à l’intérêt des Albertains.
Le Québec a établi qu’il peut prendre des décisions de manière indépendante et nous devrions faire de même, a-t-elle indiqué.
Tous les autres candidats ont qualifié cette position d’ inconstitutionnelle et d’ irresponsable. C’est une pente dangereuse. Nous ne pouvons pas refuser de respecter les lois que nous n’aimons pas, a fait valoir l’ex-ministre des Services à l’enfance, Rebecca Schulz.
Au-delà de cette opposition, le Québec a été cité plusieurs fois comme un modèle à suivre pour que l’Alberta obtienne plus de pouvoirs sur la scène fédérale.
L’ancien ministre des Finances Travis Toews s’est ainsi déclaré en faveur de l’établissement d’une agence provinciale pour percevoir les impôts provinciaux et fédéraux sur le revenu.
Le député indépendant Todd Loewen a plaidé pour la mise en œuvre d’un régime albertain de retraite.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












