
Le fils de Khamenei prend le pouvoir en Iran, au grand dam des États-Unis, selon un politologue
TVA Nouvelles
La nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême d’Iran envoie un signal de continuité et de solidité du régime islamique, estime un expert, malgré les attentes de certains adversaires qui misaient sur des divisions internes.
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Pour Miloud Chennoufi, chercheur à la Chaire Raoul-Dandurand, l’allégeance rapide des Gardiens de la révolution au fils d’Ali Khamenei est une façon de montrer que les institutions iraniennes demeurent solides et que « les divisions sur lesquelles pouvaient compter les Israéliens et les Américains s’avèrent être des vœux pieux ».
« Il est clair qu’il s’agit ici d’un signe de résilience institutionnelle iranienne. Ça ne signifie pas qu’ils vont triompher dans la guerre ou résister autant que ceux qu’ils prétendent pouvoir résister. Ça signifie tout simplement que la fragilité du régime sur lequel pouvaient compter les Israéliens et les Américains, le parallèle que Donald Trump pouvait espérer avec le cas vénézuélien, pour le moment, ce n’est pas le cas », a-t-il déclaré en entrevue à LCN, dimanche soir.
Il explique que le système iranien repose sur une structure bicéphale : une autorité religieuse dominée par le guide suprême et une composante républicaine composée du président et du parlement élus.
« Il a deux composantes qui sont parfois en concurrence pour des raisons de gouvernance interne, mais qui font front commun lorsque l’Iran est attaqué de l’extérieur. »
Du côté de la population, il rappelle que les réactions peuvent être partagées : certains Iraniens voient dans cette transition une garantie de stabilité, tandis que d’autres espèrent que le nouveau guide ouvrira davantage le dialogue.
« Il existe des Iraniens [...] qui soutiennent le régime et qui sont satisfaits de la stabilité affichée par la nomination du nouveau guide. [Il y a] ceux qu’on appelle les réformateurs [...] qui espèrent que le nouveau guide écoute un peu le message qui avait été lancé par le président. [Et] vous avez ceux qui sont en dehors du système et qui souhaiteraient voir le régime évoluer [...], mais qui ne souhaitent pas que cela se passe à travers des bombes [...]. Et enfin, vous avez une partie qui, elle, veut que le régime change grâce aux bombes. »













