
Le droit comme outil pour combattre l’itinérance?
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Peut-on utiliser le droit, les concepts légaux, pour protéger davantage les personnes en situation d’itinérance et forcer les différents paliers gouvernementaux à investir les sommes nécessaires pour les sortir de la rue? Oui, croient les organisateurs d’un colloque tenu lundi à Montréal.
Le nombre de personnes qui vivent un épisode d’itinérance est en croissance dans la métropole. Les ressources déployées pour leur venir en aide augmentent aussi, mais elles sont loin de répondre à la demande croissante.
Pour James Hughes, président-directeur général de la Mission Old Brewery, il est temps que l’itinérance ne soit pas seulement une responsabilité gouvernementale, mais bien une obligation.
«Depuis longtemps, on s’attaque à l’itinérance comme si c’était un virus à traiter. Mais est-ce qu’on peut avoir un « vaccin » contre l’itinérance? Avec les bons outils légaux, on peut utiliser le droit comme « vaccin » pour s’assurer que moins de gens se retrouvent dans cette situation», affirme-t-il en entrevue.
M. Hughes participait lundi à un colloque présentant les avancées préliminaires du projet Co-construire un cadre juridique pour prévenir l’itinérance au Québec, coordonné par le Collectif québécois pour la prévention de l’itinérance. Le projet, qui s’étale sur 18 mois, vise à mettre de l’avant une réforme législative qui assurerait une meilleure réponse à l’itinérance de la part du gouvernement et des municipalités.
«Le Québec investit seulement la moitié de ce qui est investi par la moyenne des pays de l’OCDE et seulement un cinquième de ce qui se fait en France», ajoute Pearl Eliadis, professeure associée à l’École de politiques publiques Max Bell de l’Université McGill, qui participe aussi au projet.
Le projet réunit des chercheurs et des groupes qui luttent contre l’itinérance.

La Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) se présentera en cour fédérale pour contester le projet d’expansion des installations de l’Administration portuaire de Montréal à Contrecoeur, sur la Rive-Sud. L’organisme environnementaliste publie aussi une étude qui met en doute la rentabilité du projet.

En 2026, la croissance économique du Québec dépendra en bonne partie des grands projets de construction, du marché de l’habitation et de l’augmentation de la productivité grâce à l’IA, selon un rapport diffusé mercredi par l’IA. Tous des éléments qui font en sorte que Montréal sera vraisemblablement le moteur derrière cette croissance.







