Le budget provincial laisse l’Abitibi-Témiscamingue sur sa faim
Radio-Canada
Pénurie de main-d'œuvre, crise en santé et portefeuille des personnes à faibles et moyens revenus : voilà des éléments soulevés par des élus en Abitibi-Témiscamingue qui affichent leur déception au sujet du quatrième budget du gouvernement provincial.
La mesure du 500 dollars (Nouvelle fenêtre) remis lors de la production de la déclaration de revenus pour les personnes qui ont un revenu net de moins de 100 000 dollars fait réagir Québec solidaire.
La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, aurait souhaité voir une mesure modulée en fonction des gens qui reçoivent le Crédit d’impôt pour la solidarité par exemple.
Le coordonnateur du Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue (RÉPAT) abonde dans le même sens.
« Est-ce que c’est vraiment tout le monde qui en a besoin ou on aurait pu faire des mesures très ciblées? Les 500 dollars risquent d’être vite dépensés alors que des mesures structurantes qui auront un effet à long terme, ça aurait sans doute eu plus de poids pour les personnes qui en ont le plus de besoins. »
La somme de 1,1 milliard de dollars allouée au soutien de 5000 organismes communautaires est aussi moins élevée qu’il espérait.
Ça représente environ 25 % des demandes des groupes communautaires, précise-t-il. [...] C’est un pas, mais c’est loin de répondre aux besoins de nos organismes.
Il craint aussi la venue du privé dans la réorganisation du système de santé alors que le RÉPAT demande des services directs à la population.
On trouve qu’il abandonne beaucoup les personnes vulnérables, les personnes les plus pauvres. On fait un chèque de 500 dollars pour tout le monde alors qu’on pense qu’il y aurait sans doute des places qui en auraient beaucoup plus de besoin, ajoute Christian Milot.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












