
Faillite de l’agence de sécurité Neptune
Radio-Canada
L’agence Netpune, spécialisée en sécurité privée et en construction, est officiellement en faillite. La compagnie gérait des centaines de millions de dollars en contrats publics à travers le pays, pas plus tard qu’en février dernier.
C’est lors d’une audience au palais de justice de Québec que l’avocate de Neptune, Me Mélanie Martel, a dévoilé que c’était la fin pour l’entreprise. Neptune devait contester devant la Cour supérieure la décision de l’Autorité des marchés publics (AMP) de la bannir du secteur public. En raison de la faillite, la cause a été suspendue.
Aux prises avec des difficultés financières, Neptune Security Services inc. avait avisé le 8 mai ses créanciers qu’elle souhaitait leur faire une proposition et rester en activité. Or, l’entreprise a maintenant remis le contrôle de ses actifs à un syndic de faillite.
Une assemblée des créanciers aura lieu le 8 juin prochain.
C’est Radio-Canada qui a appris au syndicat des TUAC la faillite de l’entreprise. Les TUAC utiliseront toutes les ressources juridiques disponibles pour que ses membres soient payés, affirme le délégué syndical Craig Farrell, qui dénonce que l’industrie de la sécurité privée carbure aux travailleurs vulnérables payés au salaire minimum.
Le syndicat, qui représente des centaines d’agents de sécurité au Canada, tire à boulets rouges sur la règle du plus bas soumissionnaire qui a permis à Neptune de décrocher des centaines de contrats publics.
« Nous disons aux différents paliers de gouvernement qui octroient constamment ces contrats au plus bas soumissionnaire : "Honte à vous tous!" »
Neptune est dans la tourmente depuis que l’émission Enquête a révélé que son grand patron - un homme qui dit s’appeler Robert Butler - utilise une double identité dans le cours de ses affaires.
Depuis, les coups durs s’enchaînent pour l'entreprise : résiliation de contrats, griefs collectifs pour salaires impayés, révocation de son permis d’agence de sécurité privée.
