
Des élus dénoncent l’absence du service d’obstétrique à Amqui
Radio-Canada
Le comité santé de la Matapédia dénonce, une fois de plus, l'absence du service d'obstétrique à l'hôpital d'Amqui. Il s'agit d'une seconde rupture de service en autant de semaines.
Depuis le 23 juin et jusqu'au 4 juillet, les femmes enceintes devront accoucher à Rimouski. C'était aussi le cas du 14 au 20 juin.
La préfète Chantale Lavoie, membre du comité santé de la MRC de la Matapédia, exige du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) qu'il institue de nouvelles façons de faire avant qu’une situation dramatique ne se produise.
Parmi les solutions possibles, elle évoque celle d'offrir des primes au personnel, comme cela existe dans d'autres régions du Québec.
On dirait qu’à chaque fois qu’il y a une rupture de service, le fait de sortir un communiqué et de l’annoncer, ça excuse la situation, dénonce la préfète.
Je suis de tout cœur avec les futures mères qui devront aller accoucher à Rimouski, a pour sa part indiqué la mairesse d’Amqui, Sylvie Blanchette.
Selon elle, cette situation récurrente envoie un mauvais message aux jeunes qui seraient tentés de s'établir dans la Matapédia en plus d'alimenter des préjugés sur les services offerts loin des grands centres. Nous avons un territoire très attrayant et propice pour élever des jeunes familles, croit-elle.
Pour la directrice générale de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, la Dr Diane Francoeur, la pénurie de main-d'oeuvre s'accentue en particulier l'été chez les infirmières. Plusieurs ont quitté [le milieu] après la pandémie de COVID-19. Il y a eu énormément de remises en question, explique-t-elle.
La santé mentale des nouvelles mamans est vraiment mise en surchauffe, déplore la docteure.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












