
De nouvelles mesures foncières israéliennes en Cisjordanie provoquent un tollé
Radio-Canada
Des pays arabes et l'Union européenne dénoncent ces nouvelles mesures et craignent qu'elles mènent à l'annexion du territoire palestinien par l'État hébreu.
L'Organisation des Nations unies (ONU) ainsi que plusieurs pays arabes et l'Union européenne (UE) ont dénoncé, lundi, l'adoption par le gouvernement israélien de nouvelles mesures foncières renforçant son contrôle sur la Cisjordanie, dernière décision en date faisant craindre une annexion du territoire palestinien. Une semaine après avoir approuvé un texte facilitant les achats de terres par les colons, le gouvernement israélien a décidé d'accélérer le processus d'enregistrement foncier en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi Israël à revenir immédiatement sur ces mesures, qui ne sont pas seulement déstabilisantes, mais, comme l'a rappelé la Cour internationale de justice, illégales. L'UE a elle aussi souligné que l'annexion [de la Cisjordanie] est illégale au regard du droit international, tandis que le roi Abdallah II de Jordanie a dénoncé des actions illégales, qui visent à imposer sa souveraineté sur les terres palestiniennes et menacent d'aggraver le conflit israélo-palestinien. Le ministère israélien des Affaires étrangères a précisé que la mesure visait à mettre de l'ordre dans les procédures d'enregistrement foncier et permettrait une clarification transparente et approfondie des droits afin de résoudre les litiges juridiques. Il a accusé l'Autorité palestinienne de mener elle-même des procédures d'enregistrement foncier illégales dans des zones censées se trouver sous contrôle israélien en vertu des accords d'Oslo.













