
Corée du Sud : verdict pour l’ex-président Yoon dans le procès de la loi martiale
Radio-Canada
Des milliers de ses partisans se sont rassemblés devant le tribunal, appelant à abandonner les poursuites.
Peine capitale, prison à perpétuité, ou clémence contre toute attente? L'ex-président sud-coréen Yoon Suk-yeol sera fixé sur son sort jeudi dans le procès principal de la loi martiale, qu'il avait déclarée en décembre 2024 dans un coup de force aussi soudain que bref. Sa culpabilité ne faisant que peu de doute, les juges du tribunal central du district de Séoul devraient arbitrer entre la peine de mort, requise par le parquet, et la prison à vie, seule alternative prévue par la loi pour punir le crime d'insurrection. Aucune exécution n'a eu lieu depuis 1997 dans le pays. Mais des dizaines de condamnés croupissent dans le couloir de la mort. Le soir du 3 décembre 2024, l'ancien dirigeant conservateur, invoquant la menace de forces hostiles à l'État, déclarait la loi martiale par surprise à la télévision, tandis que l'armée se déployait pour boucler le Parlement et le réduire au silence. Des soldats entrent dans le parlement de la Corée du Sud après que le président a décrété la loi martiale. (Photo d'archives)













