
Crise sanitaire : la Ligue des droits et libertés exige la fin de l’état d’urgence
Radio-Canada
La prolongation de l’état d’urgence sanitaire, 18 mois après le début de la pandémie, inquiète la Ligue des droits et libertés (LDL), qui craint l'« instrumentalisation d’une crise comme la COVID-19 pour passer outre les processus démocratiques ».
À la veille de la rentrée parlementaire, l’organisme de défense et de promotion des droits exhorte l’Assemblée nationale à lever l’état d’urgence dès ses premières réunions. Si le dispositif d’exception se justifiait en début de pandémie, parce qu’on ne connaissait pas la situation, affirme Catherine Descoteaux, coordonnatrice à la LDLLigue des droits et libertés, en entrevue à ICI RDI, un an et demi plus tard, la situation est relativement sous contrôle. Avec une population vaccinée à un taux de 82,7 %, le gouvernement du Québec n’a plus de légitimité pour maintenir l’état d’urgence sanitaire, dénonce son organisme, qui réclamait déjà la levée d'une telle mesure au printemps. Actuellement, grâce à l'état d'urgence et à la Loi sur la santé publique, le gouvernement détient des pouvoirs extraordinaires qui lui permettent de prendre toutes sortes de décisions sans avoir à consulter l'Assemblée nationale. À l'approche de la rentrée parlementaire, mardi, les pressions s'accentuent pour exhorter le gouvernement à mettre fin à sa gouvernance par décrets. On est rendus à un point où l’on peut voir venir les coups, juge Mme Descoteaux. La quatrième vague, on savait qu’elle s’en venait depuis très longtemps. Cette meilleure connaissance de la situation pandémique devrait s'accompagner d'un retour à des processus démocratiques, d'après elle. Concrètement, l'état d'urgence sanitaire ne devrait plus exonérer le gouvernement de débats dans ses décisions politiques, soutient son organisme.
Depuis 2007, la compétition du World Maths Day rassemble des jeunes issus d’une centaine de pays autour d’un même défi : le calcul mental. L’an dernier, des élèves de 3e année d’une école réginoise ont décroché la première place au pays dans la catégorie des meilleures écoles. Cette année, ils sont de retour… et bien déterminés à défendre leur titre.

L’élection du prochain chef du NPD se tiendra dans moins d’une semaine. Il s’agit d’une étape importante pour le parti qui tente de se remettre de son effondrement des dernières élections. Près d'un an après avoir perdu à la fois son chef et son statut officiel à la Chambre des communes, le NPD peut-il retrouver son élan et rallier ses troupes? Yasmine Mehdi s’est rendue dans un ancien château fort du parti, en Colombie-Britannique.











