
Chronique, Fowler, le Canadien et sa jambe de bois
Radio-Canada
Le retour de Jacob Fowler est excitant pour les partisans, mais il ne peut pas faire oublier les problèmes en défense du CH, estime Martin Lerclerc.
Diriger la plus jeune équipe de la LNH vient avec son lot d’imprévisibilité. C’est parfois grisant, parfois frustrant, mais ce n’est jamais reposant. Patrik Laine avait encore deux saisons à écouler à un salaire annuel de 8,7 millions. Il avait considérablement ralenti et son taux d’absentéisme était inquiétant depuis quatre ans. Pour une jeune équipe aux prises avec un sérieux manque de profondeur en attaque, et pour des dirigeants ayant foi dans le leadership réparateur de Martin St-Louis, cet ajout constituait toutefois un beau risque. Or, ce plan a été déjoué. L'attaquant a spectaculairement aidé le CH à se qualifier pour les séries la saison dernière. Toutefois, la vitesse de la progression de la formation a largement surpassé la période d’absorption de son lourd contrat. Au printemps 2025, Laine était déjà devenu obsolète. Et comme au jeu de la chaise musicale, il n’y avait plus de place pour le Finlandais dès le premier jour du camp d’entraînement en septembre dernier. Et comme la musique s’est aussi arrêtée pour Kent Hughes et Jeff Gorton, ils sont restés pris pendant toute la saison avec un fardeau de 8,7 millions qui les a menottés et empêchés d’améliorer leur club. Bref, si la fulgurante progression de leur équipe leur avait semblé probable en 2024, et s’ils avaient justement évalué le cadeau de Grec qu’on leur faisait, Hughes et Gorton n’auraient peut-être pas cherché à acquérir Patrik Laine.













