
Analyse, Plus de retraités, moins de travailleurs : le modèle québécois à risque?
Radio-Canada
Selon une note économique publiée par Desjardins, il est temps d’avoir « un débat public transparent sur l’immigration et les choix démographiques ».
Que le Québec ne connaisse pas une croissance de sa population au cours du prochain quart de siècle n’est pas une catastrophe en soi. Ce qui est inquiétant, c’est davantage le fait qu’il y aura de plus en plus de retraités et, possiblement, moins de travailleurs. Selon Desjardins, il est temps d’avoir « un débat public transparent sur l’immigration et les choix démographiques ». La hausse du ratio de dépendance, combinée à un recul du taux d’activité, limitera la croissance des revenus fiscaux alors que les dépenses liées notamment aux soins de santé continueront d’augmenter, écrivent les économistes Sonny Scarfone et Hendrix Vachon, dans une note publiée lundi. Expliquons d’abord de quoi on parle. Le ratio de dépendance, c’est le nombre de personnes d’âge scolaire ou à l’âge de la retraite par rapport au nombre de personnes en âge de travailler. Et le taux d’activité mesure le nombre de personnes qui travaillent ou qui sont au chômage et qui cherchent un emploi par rapport à la population de 15 ans et plus. L’hypothèse retenue par Desjardins dans son analyse est la suivante : le Québec a une cible d’accueil de 45 000 résidents permanents par année d’ici la fin de la décennie. En supposant que le gouvernement déciderait d’augmenter sa cible à 60 000 en moyenne par année entre 2030 et 2050, avec une réduction étalée dans le temps du nombre de résidents non permanents, la population du Québec, actuellement autour de 9 millions de personnes, serait au même niveau en 2050. Et la population active resterait stable. Toutefois, avec le vieillissement de la population au Québec, dans le scénario évoqué par Desjardins, le taux d’activité diminue progressivement pour atteindre environ 60 %, soit le niveau observé à la fin des années 1970.







