Aller en cour sans avocat, une tendance à la hausse
Radio-Canada
Farrah Jinha n’aurait jamais imaginé que la fin de son mariage de 15 ans entraînerait une bataille juridique de 8 ans pour conclure le divorce.
Cependant, face aux 200 000 $ d'honoraires qu'elle devait payer pour garder son avocat, la femme de 53 ans dit avoir été contrainte de se représenter seule devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique pour faire valoir ses droits, un parcours semé d’embûches.
J'avais peur, mais j'étais déterminée à aller jusqu'au bout, car le sentiment d'injustice était simplement trop fort, affirme Farrah Jinha, qui vit actuellement à Toronto.
J'ai abandonné ma carrière, dit-elle. Je suis restée à la maison pour élever mes enfants et mon ancien mari allait partir avec tout. Cela ne me paraissait ni juste ni équitable.
« Le divorce n'est pas pour les pauvres, ni même pour la classe moyenne. »
Après un procès de 18 jours où elle s’est retrouvée seule face à une équipe d'avocats professionnels qui représentait son ex-mari, la mère de famille a finalement gagné sa cause.
Mais pour se représenter elle-même, elle a dû s'absenter de son travail pour préparer les documents nécessaires à présenter en cour. Elle explique s’être initiée à la procédure judiciaire en étudiant des blogues d'éducation juridique publique et en demandant l'aide d'experts en droit de la famille.
Des expériences comme celle de Farrah Jinha sont de plus en plus fréquentes dans les tribunaux civils, note Jennifer Leitch, directrice du groupe National Self-Represented Litigants Project (NSRLP) à l'Université de Windsor, soit le Projet national des plaideurs sans avocat.
Selon elle, environ 50 % des procès civils au Canada comprennent une autoreprésentation, ce qu’elle attribue au coût exorbitant des services juridiques.

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