
Acteurs dans les publicités : l’ACTRA appelle au boycottage de 6 marques
Radio-Canada
Le syndicat des acteurs de publicités appelle à un boycottage de six marques qui travaillent avec des agences de publicité déjà empêtrées dans un conflit de travail de près d’un an.
L’Alliance des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio (ACTRA) en est venue à exposer des marques comme Rogers et Walmart alors qu’elle cherche de meilleurs salaires, protections et avantages sociaux. L’ACTRA est au cœur de discussions houleuses pour renouveler l’Entente nationale sur la publicité avec l’Institut des agences canadiennes (IAC).
La liste des marques inclut également Canadian Tire, McDonald’s, M&M Food Market, et H&R Block, qui travaillent toutes avec des agences représentées par l’IAC.
La présidente de l’ACTRA, Eleanor Noble, indique que ses membres ne travailleront pas tant qu’une nouvelle convention salariale n’est signée. Ils se retrouvent en lock-out, alors que l’IAC se tourne vers des artistes non syndiqués.
On a fait preuve de courtoisie, on leur a envoyé une lettre pour les avertir de ce que nous allions faire et nous n’avons reçu aucune réponse, explique Eleanor Noble.
La Presse canadienne a contacté les représentants des différentes marques, mais n’a pas reçu de réponse.
On a eu des réunions, on est proches de nos membres et on voit à quel point ils sont anxieux, explique la présidente.
Ils sont vraiment en larmes. Ils essaient de joindre les deux bouts et ils essaient de payer leurs factures, leurs crédits, et mettre de la nourriture sur la table.
Toutefois, le président de l’IAC, Scott Knox, remet en cause le récit de l’ACTRA. Il indique ne pas avoir empêché les syndiqués de travailler. Pour lui, c’est plutôt le syndicat qui leur a donné le mot d’ordre de refuser de travailler avec ces agences.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












