
Violence conjugale : à quoi servent les maisons de deuxième étape?
Radio-Canada
À l’aube de la quarantaine, Mélodie (prénom fictif) a quitté un conjoint violent qui menaçait de la tuer. Elle a heureusement pu trouver un abri, et du répis.
À l’aube de la quarantaine, Mélodie (prénom fictif) a quitté un conjoint violent qui menaçait de la tuer. « Il cassait des choses, il me prenait par les bras, il me lançait dans les murs, il m’étranglait, il me traînait par terre », raconte-t-elle, en contenant son émotion. À chaque fois qu’elle voulait se séparer de lui, la violence redoublait. Elle avait peur de ses réactions. Après six ans à endurer cette vie, elle a fini par trouver le courage d’aller se réfugier dans une maison d’aide et d’hébergement, avec ses enfants. Là, elle a décidé de se séparer de lui définitivement. Mais un jour qu’elle revenait d’une visite chez sa sœur, son ex-conjoint l’a suivie en voiture pour trouver l’adresse de la maison, alors qu’il devait respecter un interdit de contact. Je tournais n'importe où, j'avais peur, je ne savais plus quoi faire, je pleurais, je ne voulais même pas que l'auto arrête. À la lumière rouge, j'avais peur qu'il débarque de l'auto en arrière. En panique, elle est entrée dans le stationnement d’un poste de police. Des agents sont allés arrêter l’ex-conjoint. Mais Mélodie en tremble encore.













