
Une députée du gouvernement du N.-B. demande de ralentir sur l’immersion française
Radio-Canada
La députée Andrea Anderson-Mason du Parti progressiste-conservateur demande au gouvernement du Nouveau-Brunswick, dont elle fait partie, « d’appuyer sur les freins » et d’implanter de façon graduelle son nouveau programme d’immersion française de façon graduelle.
Cette intervention survient alors que le ministère de l’Éducation tient une série de consultations publiques sur l’abolition progressive de son programme d’immersion française. L'une d'entre elles a été particulièrement houleuse, jeudi soir à Moncton, où le ministre Bill Hogan a été chahuté.
Andrea Anderson-Mason, la députée de Fundy-Les-Îles-Saint-Jean-Ouest, a dit en comité permanent des comptes publics s’inquiéter de la pression que ce nouveau programme pourrait ajouter sur les enseignants.
Le sous-ministre de l’Éducation, John McLaughlin, a indiqué devant le comité qu’une décision sera prise à la fin des consultations pour déterminer si le nouveau programme dans son ensemble verra le jour, ou si des modifications devront y être apportées.
Je veux être clair qu’il s’agit d’une proposition, a dit le sous-ministre. Il a ajouté que le nouveau programme devrait entrer en vigueur en septembre 2024, mais que c’était une décision gouvernementale de l’implanter en septembre 2023.
Andrea Anderson-Mason a ensuite dit aux journalistes qu'elle n'entendait que du négatif sur les changements annoncés au programme d’immersion française.
Par écrit, le ministre de l’Éducation, Bill Hogan, dit quand même tenir à ce que le nouveau programme soit mis en place dès l’automne prochain.
Jeudi soir, le ministre de l’Éducation, accompagné de hauts fonctionnaires de son ministère, a tenu une rencontre publique à Moncton sur le nouveau programme.
Parents, enseignants et membres de la communauté se sont présentés en grand nombre. Plus de 300 personnes y ont participé. L’organisation s’attendait plutôt à recevoir 135 personnes.

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












