
Un ex-policier ayant ciblé 33 femmes grâce à des bases de données évite la prison
Radio-Canada
Robert Semenchuck a plaidé coupable d’avoir utilisé des données policières pour contacter 33 femmes.
L’ex-policier de Regina Robert Semenchuck, qui a admis avoir utilisé les bases de données de son employeur pour solliciter des relations intimes avec 33 femmes, purgera sa peine au sein de la collectivité. Les victimes demandent désormais des changements auprès du Service de police de Regina. La juge Marylynne Beaton a rendu sa décision vendredi, condamnant Robert Semenchuck à une peine d'emprisonnement avec sursis de deux ans, qui sera suivie de trois ans de probation. Dans son jugement, elle a qualifié les gestes de l’ancien policier d’illégaux et immoraux. En novembre dernier, Robert Semenchuck a plaidé coupable d’abus de confiance et d’utilisation non autorisée d’un ordinateur pour contacter 33 femmes. L’une d’entre elles, Bridgette Cyr, a dit être déçue de la peine. Qu'est-ce qui va l'arrêter... Une condition sur papier? Ça ne l'a pas arrêté avant, a-t-elle lancé en dehors du palais de justice, faisant référence à l’historique de Robert Semenchuck, qui a utilisé des informations détenues par le Service de police de Regina et dont l’ex-policier avait été réprimandé pour le geste. Dans un exposé conjoint des faits, il est écrit que Robert Semenchuck a accédé de manière inappropriée à un système interne de base de données de la police à partir de 2011. Ces accès lui ont permis de rechercher un nombre alarmant de femmes sans justification.













