
Faut-il privilégier le retour au travail à 100 % en présentiel?
Radio-Canada
Alors que le télétravail est en recul tant dans le secteur privé que public, le modèle hybride est le meilleur gage de productivité, selon une experte.
Après l'arrivée en force du télétravail, catapulté dans nos quotidiens en 2020, pandémie oblige, la tendance est désormais au retour au bureau dans la fonction publique et au privé. Est-ce vraiment la bonne approche? Pour Diane-Gabrielle Tremblay, professeure en ressources humaines à l’Université TÉLUQ, il ne fait aucun doute que de nombreuses entreprises du secteur privé seront tentées de suivre le virage. Selon l'experte, cette tendance au retour au bureau imposée par le secteur public redistribue les rapports de force sur le marché du travail au désavantage des employés du privé. Le levier de négociation des salariés pour maintenir le télétravail, soit la menace de claquer la porte pour aller vers la concurrence, comme le public, où davantage de flexibilité est offerte, a désormais disparu, développe Mme Tremblay. Depuis le début de 2026, la directive pour les fonctionnaires ontariens est de 5 jours par semaine au bureau et de 3 pour les Québécois. Dès juillet, la fonction publique fédérale imposera quatre jours en présentiel et, dès mai, 5 jours pour les cadres.













