
Spectateurs dérangeants: 5 faits (malheureusement) vécus lors de récents spectacles
TVA Nouvelles
Journaliste culturelle et passionnée de musique, j’assiste à plusieurs concerts et spectacles chaque mois. Ma plus grande déception? Lorsqu’un spectacle que j’attendais avec impatience se retrouve gâché par le manque de savoir-vivre et l’impolitesse de certains spectateurs.
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Voici cinq faits vécus qui m’ont particulièrement marquée dans les derniers mois, pour les mauvaises raisons.
1) Le récent concert intime de Bobby Bazini au théâtre Outremont a été entaché par l’attitude inexcusable d’une dame assise près de nous au balcon. Gênée par les jeux d’éclairage, elle a attendu que le chanteur (seul avec sa guitare) soit silencieux entre deux chansons pour lui crier à tue-tête «Les lumières sont terribles!». Et ce, trois fois plutôt qu’une avant qu’un placier ne vienne lui demander de se taire, lui offre de changer de place et finisse par l’escorter à l’extérieur de la salle.
2) Au spectacle Piano voix diapos de Dumas dans la petite cinquième salle de la Place des Arts, j’ai dû user de beaucoup de concentration pour ne pas me laisser distraire par un couple de vedettes québécoises assis devant moi qui passait des commentaires sur tout ce qui se déroulait sur scène... et ce, durant l’entièreté du spectacle!
3) Lors d’un concert du groupe montréalais The Franklin Electric au MTELUS, j’ai été abasourdie lorsque le chanteur et sa choriste ont eu du mal à obtenir un semblant de silence le temps d’interpréter une chanson douce guitare-voix sans se faire enterrer par les discussions se déroulant juste devant eux, au parterre.
4) Comment oublier cet homme assis en première rangée du récent spectacle d’humour de Thomas Ngijol (acteur de la série Empathie) à l’Olympia de Montréal qui a tellement déconcentré l’artiste sur scène avec le faisceau lumineux de son téléphone que ce dernier a dû interrompre son monologue pour lui demander ce qu’il «foutait là et de ranger son téléphone»?
5) Souvenirs douloureux que ceux du spectacle de Jean-Marc Parent à la place des Festivals l’été dernier, où j’ai été peinée pour les festivaliers à mobilité réduite qui avaient été placés juste à côté des sections VIP, là où les «invités» parlaient si fort qu’ils enterraient la voix de l’humoriste sur scène. Je ne comprendrai jamais pourquoi quelqu’un ayant payé 200$-300$ pour un ou des billets de spectacle - et qui a attendu des mois pour y assister de surcroît - se retrouve le soir tant attendu à discuter haut et fort pendant que chante cet artiste prétendument tant aimé.
