
Nous sommes à 37 patients de passer à l’alerte supérieure
Le Journal de Montréal
Le nombre d’hospitalisations au Québec frôle la limite qui obligerait certains établissements à passer au niveau d’alerte 4, une situation critique qui rappelle les premiers mois de la pandémie.
« C’est très très critique [...] On est dans une dynamique de médecine de guerre », s’inquiète le Dr Mathieu Simon, chef de l’unité des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.
En date de dimanche, 181 patients étaient hospitalisés aux soins intensifs au Québec. En comparaison, il y en avait 194 dans la même situation le 12 mai 2020.
De plus, 1215 patients atteints de la COVID-19 sont hospitalisés hors des unités de soins intensifs sur une capacité de 1252, révèle le ministère de la Santé.
Il manque donc seulement 37 hospitalisations pour que le niveau d’alerte passe de 3 à 4.
Passer au niveau 4 nécessiterait de hausser le nombre de lits et d’effectifs dédiés à la COVID-19, et par le fait même forcerait le délestage d’opérations et de chirurgies.
« On est quasiment au même niveau que lors de la première vague », résume le Dr Germain Poirier, intensiviste à l’Hôpital Charles-Lemoyne. À l’époque, tout avait été mis sur la glace pour se consacrer à la pandémie. « C’est justement ce qu’on veut éviter. »
Or, plusieurs médecins croient que le passage de ce cap est inévitable. C’est le cas du Dr Joseph Dahine, intensiviste à la Cité-de-la-Santé de Laval. Il rappelle qu’il faut souvent plus de 10 jours avant le début des symptômes pour qu’un patient se retrouve à l’hôpital.
Ce n’est que le début
