
Critique du film «La fiancée!»: une relecture punk, audacieuse et électrisante du mythe de Frankenstein
Le Journal de Montréal
Avec La fiancée !, la cinéaste Maggie Gyllenhaal se réapproprie le mythe de Frankenstein pour en livrer une relecture électrisante et audacieuse qui promet de décoiffer les cinéphiles (presque) autant que son personnage-titre.
Soyons francs, l’histoire de Frankenstein a déjà été revisitée à toutes les sauces possibles ; au fil des ans, certains créateurs ont choisi d’exploiter son potentiel horrifique ou même comique, alors que d’autres ont préféré se coller au commentaire social de l’œuvre de Mary Shelley. Difficile, donc, de se démarquer ou, à tout le moins, de jeter un regard neuf sur un récit qui n’a jamais réellement quitté les esprits, même plus de deux siècles après sa publication originale.
Pourtant, Maggie Gyllenhaal réussit non seulement à se réapproprier ces personnages, mais elle pousse même l’exploit jusqu’à nous en faire découvrir de nouvelles facettes.
La solitude de Frankenstein
La réalisatrice – qui signe également le scénario – nous plonge dans le Chicago des années 1930, où la mafia règne sur la brumeuse vie nocturne. C’est au détour d’une soirée bien arrosée qu’une prostituée est tuée après avoir dénoncé un gangster responsable du meurtre de plusieurs autres jeunes femmes.
Mais sa dépouille ne demeurera pas six pieds sous terre bien longtemps ; elle est déterrée par une docteure aux pratiques peu orthodoxes après que le monstre de Frankenstein fut débarqué dans son bureau.
Son souhait ? Connaître les plaisirs de la chair – et, accessoirement, de l’affection – dans les bras d’une dulcinée « créée » de la même façon qu’il l’a lui-même été. Mais la rencontre des deux créatures engendrera des flammèches, les poussant à prendre la fuite en laissant derrière eux des corps ensanglantés qui attireront rapidement l’attention des autorités policières.
S’ensuit alors une succession de scènes alliant l’esthétique du film noir à celle des films musicaux – pensez à un récit à la Bonnie and Clyde où s’entrechoquent des numéros signés Fred Astaire – qui permettent à Maggie Gyllenhaal de proposer un exercice de style spectaculaire, mais sans jamais laisser la forme prendre le dessus sur le fond.
Il faut dire qu’elle est particulièrement bien servie par ses interprètes, à commencer par une Jessie Buckley absolument fabuleuse qui donne vie à une incarnation nuancée et plus complète du personnage classique.

Il y a un peu du Québec dans la nouvelle tournée d’Ed Sheeran. Le populaire chanteur britannique a fait affaire avec la compagnie Show Canada pour un pont télescopique de 173 pieds de long qui le fait passer au-dessus de la foule. « C’était une grande fierté pour nous de faire ça », dit Jean Labadie, président fondateur de Show Canada.




