
Minneapolis: Trump dit qu'il ne faut pas manifester «avec une arme»
Le Journal de Montréal
Donald Trump a jugé mardi que l'homme tué à Minneapolis par des agents fédéraux n'aurait pas dû porter d'arme au cours d'une manifestation, alors que de nombreux élus et organisations ont défendu son droit constitutionnel.
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S'il a refusé de reprendre la qualification d'«assassin» employée par son conseiller Stephen Miller, le président américain a déclaré: «Ceci étant dit, il ne faut pas avoir des armes, arriver avec une arme, il ne faut pas faire ça, mais c'est un incident très malheureux».
Alex Pretti, infirmier de 37 ans, portait de manière légale un pistolet sur lui samedi lorsqu'il a été tué, ce dont certains responsables américains se sont servis pour défendre l'action des agents fédéraux.
«Vous ne devriez pas vous pointer avec des armes» à une manifestation, avait déjà soutenu dimanche sur Fox News la ministre Kristi Noem, qui avant cela avait accusé Alex Pretti de «terrorisme» car il s'apprêtait selon elle à mettre en danger les agents avec ce pistolet.
Sur la même chaîne, le chef du FBI, Kash Patel, avait estimé qu'«aucune personne voulant être pacifique n'arrive à une manifestation avec une arme chargée et deux chargeurs remplis».
«Ce n'est pas une manifestation pacifique», avait ajouté ce fidèle de Donald Trump.
Et Bill Essayli, un procureur fédéral en Californie, a de son côté déclaré sur X que «si vous approchez des membres des forces de l'ordre avec une arme, il y a de fortes probabilités qu'ils auront légalement raison de vous abattre».













