
Guerre au Moyen-Orient: pas le moindre répit en vue
Le Journal de Montréal
La guerre au Moyen-Orient se poursuit sans le moindre répit alors que les États-Unis ont annoncé avoir atteint près de 2000 cibles en Iran depuis le début de leur offensive.
L’intensité des bombardements américains est telle que les frappes des 24 premières heures étaient « presque deux fois plus importantes » que celles menées en Irak en 2003, a annoncé mardi l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient.
Si bien que le président Donald Trump a affirmé que son opération Epic Fury lancée samedi avait « presque tout détruit » en Iran, ajoutant que la plupart des responsables iraniens que Washington envisageait pour diriger le pays après la guerre auraient été tués.
De son côté, l’armée israélienne a lancé de nouvelles frappes sur des infrastructures à Téhéran et à Beyrouth, au Liban, faisant six morts.
En riposte, l’Iran a accéléré mardi ses attaques contre des cibles stratégiques et économiques américaines dans plusieurs pays du Moyen-Orient, notamment le Qatar, l’Irak et les Émirats arabes unis.
Les Gardiens de la Révolution ayant même menacé lundi de « brûler tout navire » qui tentait de franchir le détroit d’Ormuz et de bloquer toute exportation pétrolière du Golfe, Washington envisage désormais que la marine américaine escorte des pétroliers, passage stratégique crucial pour le commerce du pétrole où la navigation est paralysée.
Face à cette intensification des frappes, le président français, Emmanuel Macron, a annoncé mardi l’envoi de renforts militaires au Moyen-Orient, estimant que l’Iran portait la « responsabilité première » de ce conflit déclenché par Israël et les États-Unis.
Il a notamment donné l’ordre au porte-avions Charles-de-Gaulle de faire route vers la Méditerranée et à la frégate Languedoc de se diriger vers Chypre, le seul État de l’Union européenne touché par un projectile depuis le début de la guerre.
