
« Ils ne vont jamais capituler »: des experts sont convaincus que l’Iran ne cèdera pas face à Donald Trump
Le Journal de Montréal
Après une semaine de guerre marquée par des bombardements incessants au Moyen-Orient, Donald Trump a exigé vendredi la « capitulation sans condition » de l’Iran, un scénario jugé quasi impossible selon les experts.
« Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION ! [...] Nous travaillerons sans relâche pour relever l’Iran, le rendre économiquement plus grand, meilleur et plus fort que jamais », a écrit le républicain sur son réseau Truth Social vendredi.
Pendant ce temps, les explosions ont continué de fuser à Téhéran, faisant monter le bilan à environ un millier de morts en Iran, selon les autorités du pays. Signe qu’il n’y a pas d’accalmie en vue, les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient quadrupler leur production d’armements perfectionnés.
Parallèlement, l’Iran a poursuivi ses frappes vendredi, visant non seulement Israël, mais aussi des cibles stratégiques chez certains voisins du Golfe, notamment en Arabie saoudite, en Irak et au Qatar.
Malgré la pression américaine, plusieurs experts estiment que l’Iran n’est pas près de capituler.
« C’est très peu envisageable. Ils ont les moyens de se battre encore et même s’ils perdent, ils ne vont jamais capituler », a affirmé Sami Aoun, directeur de l’Observatoire sur le Moyen-Orient à la Chaire Raoul-Dandurand.
Selon lui, Trump réalise maintenant que la résistance de l’Iran est plus forte qu’il ne l’avait anticipé. « C’est sûr que les États-Unis vont éventuellement gagner, mais l’Iran va leur faire payer très cher », a-t-il poursuivi.
Le conflit produit d’ailleurs des effets économiques importants. Vendredi, le prix du pétrole a atteint un sommet depuis 2023, dépassant 90 $ le baril de Brent, tandis que les marchés boursiers mondiaux sont encore une fois dans le rouge.
Hanieh Ziaei, spécialiste du monde iranien contemporain à la Chaire Raoul-Dandurand, abonde dans le même sens.
