
Les langues autochtones, davantage parlées par les 55 ans et plus en Saskatchewan
Radio-Canada
D'après les données du dernier recensement de Statistique Canada pour l'année 2021, le nombre de locuteurs d'une langue autochtone a diminué en Saskatchewan. Or cette décroissance n'est pas observée parmi les 55 ans et plus.
La baisse de locuteurs de langues autochtones est notamment observée chez les personnes de 0 à 54 ans.
Selon la cheffe de la Première Nation crie du Lac la Ronge, Tammy Cook-Searson, la répression vécue dans les pensionnats a incité l’ancienne génération de personnes à développer un autre type de rapport avec les langues autochtones.
Elle explique que l'interdiction d'y parler ces langues a plus que jamais mis en lumière la nécessité de les préserver.
Tammy Cook-Searson, reconnaît néanmoins qu'il existe des défis, et salue les engagements d'Ottawa en ce sens.
Nous avons beaucoup de travail à faire avec nos jeunes et nous sommes reconnaissants au gouvernement fédéral de s'être engagé à investir dans la vitalité des langues, déclare-t-elle.
La cheffe autochtone affirme néanmoins que la crise sanitaire peut avoir influé sur les chiffres consignés dans le récent recensement. Par crainte de contracter la COVID-19, les membres de certaines communautés peuvent avoir été réticents à laisser rentrer chez eux les agents recenseurs.
Malgré tout, de jeunes personnes demeurent attachées à leur héritage. C'est le cas de l'artiste ojibwé-fransaskoise, Jolanta Bird, qui constate toujours un engouement général pour les traditions autochtones.
Ça nous donne une fierté donc je trouve qu’on a juste fait un effort comme communauté pour les garder vivantes, explique-t-elle.

Depuis 2007, la compétition du World Maths Day rassemble des jeunes issus d’une centaine de pays autour d’un même défi : le calcul mental. L’an dernier, des élèves de 3e année d’une école réginoise ont décroché la première place au pays dans la catégorie des meilleures écoles. Cette année, ils sont de retour… et bien déterminés à défendre leur titre.












