
Les équipes de santé familiale de l’Ontario réclament des salaires décents
Radio-Canada
Les acteurs des soins primaires exhortent la province à aligner leur salaire sur l’inflation.
L’Ontario s’efforce de faire en sorte que chaque habitant de la province soit rattaché à un fournisseur de soins primaires. Toutefois, les équipes de santé familiale avertissent que, bien que le gouvernement garde le cap sur cet objectif louable, les fondations mêmes des soins primaires sont en train de s’effondrer. Les équipes de santé familiale ne regroupent pas seulement des médecins, mais aussi une variété d’autres professionnels de la santé afin d’offrir des soins complets, tels que des infirmières, des travailleurs sociaux et des diététistes. Selon ces équipes, le financement provincial pour ces professionnels n’a pas suivi l’inflation ni les salaires que gagnent ces mêmes professionnels dans d’autres milieux de soins de santé. Les infirmières praticiennes pourraient gagner un supplément de 20 000 $ ou plus par année en travaillant dans un hôpital, et les adjoints au médecin pourraient toucher 30 000 $ de plus, selon l’Association des équipes de santé familiale de l’Ontario. Nous recevons des fonds pour recruter davantage de personnel et rattacher plus d’Ontariens, mais si l’on ne stabilise pas la main-d’œuvre et les infrastructures existantes, notre capacité à maintenir ces liens est très limitée , a déclaré Jess Rogers, PDG de l’association, lors d’une entrevue.

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












