
L’Iran cherche-t-il à se doter de la bombe atomique? La question au cœur du conflit actuel
Le Journal de Montréal
Le programme nucléaire iranien, le sujet au cœur de l’attaque lancée le 13 juin par Israël, agite les chancelleries occidentales depuis des décennies, Téhéran niant pour sa part toute ambition militaire.
• À lire aussi: 3 événements qui pourraient forcer Donald Trump à attaquer l’Iran
• À lire aussi: Conflit Iran-Israël: une 8e journée de frappes
• À lire aussi: L’armée israélienne annonce avoir frappé un centre de recherche militaire à Téhéran
Voici un résumé relatant les principales actions que l’Iran a entreprises depuis 1950 en matière de nucléaire, alors que trois ministres européens rencontrent vendredi en Suisse leur homologue iranien pour tenter de renouer le fil du dialogue.
Les bases du programme nucléaire iranien sont posées dès la fin des années 1950, lorsque les États-Unis signent un accord de coopération civile avec le dirigeant d’alors, Mohammad Reza Pahlavi.
En 1970, l’Iran ratifie le Traité de non-prolifération (TNP), qui fait obligation aux États signataires de déclarer et de placer leurs matières nucléaires sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA).
Mais des révélations au début des années 2000 sur des sites secrets soulèvent l’inquiétude. L’instance onusienne fera état par la suite, dans un rapport clé en 2011, «d’informations crédibles» selon lesquelles l’Iran a opéré des activités ayant trait à la mise au point d’un dispositif nucléaire explosif, dans le cadre d’un «programme structuré» avant 2003.
Après 12 ans de crise et 21 mois de négociations acharnées, un accord historique est conclu le 14 juillet 2015 à Vienne entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) plus l’Allemagne.
