
L’espace aérien au-dessus de Saint-Pierre-et-Miquelon restera français
Radio-Canada
Les doutes quant à la direction de l'espace aérien de Saint-Pierre-et-Miquelon sont maintenant résolus ; celui-ci demeurera français.
Depuis janvier dernier, l’incertitude s’était installée dans l’archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé à moins d’une vingtaine de kilomètres de Terre-Neuve-et-Labrador, quant à la gestion de l’espace aérien au-dessus des îles appartenant à la France. Un doute planait à savoir si le Canada allait contrôler le transport aérien au-dessus de ce bout de territoire pour des raisons administratives et techniques. Plusieurs citoyens et personnalités politiques, notamment le maire de Miquelon-Langlade, Franck Detcheverry, et la sénatrice, Annick Girardin, avaient exprimé leurs inquiétudes face à cette éventualité dans les médias et sur les réseaux sociaux. Malgré les bonnes ententes avec le gouvernement canadien, la situation géopolitique du moment alimentait ces préoccupations. Les menaces constantes des États-Unis de prendre le contrôle du Groenland faisaient craindre le pire quant à la souveraineté de l’archipel, alors qu'il se trouve aux portes des États-Unis et de l’Arctique. Le président de la République s'est fait rassurant en confirmant dans un courriel envoyé à Mme Girardin que la France conservera la maîtrise de l’espace aérien au-dessus de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












