
Journée cruciale: Biden doit sortir de sa zone de confort pour «une conférence de grand garçon»
Le Journal de Montréal
Joe Biden, qui joue désormais sa survie politique à chaque apparition publique, fera face jeudi à un test redoutable pour sa candidature à la présidentielle en donnant une conférence de presse, un exercice dont il n’est guère friand.
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Et ce sera «une conférence de presse de grand garçon», promet la Maison-Blanche, sans plus de détails sur la durée ou le déroulement.
Cette expression curieuse vise sans doute à distinguer ce rendez-vous des courtes séances de questions-réponses bien balisées auxquelles le président américain se prête d’ordinaire, lors desquelles des journalistes désignés à l’avance posent des questions.
À 18 h 30 locales - l’horaire a été repoussé d’une heure par rapport au programme initial - au centre de conférences qui accueille cette semaine un sommet de l’OTAN à Washington, Joe Biden devra avoir de la répartie, s’exprimer clairement, d’une voix assurée, sans notes et sans prompteur.
Il en avait été incapable le 27 juin dernier pendant un débat face à son prédécesseur républicain Donald Trump, qu’il reste déterminé à affronter lors de l’élection présidentielle de novembre.
Depuis qu’il est président, Joe Biden a donné 36 conférences de presse, selon la chercheuse Martha Joynt Kumar, citée par Axios. Parmi ses six prédécesseurs, seul le républicain Ronald Reagan avait fait moins.







