Francophonie : malaise à l’Université d’Ottawa
Radio-Canada
Un rapport publié en août, intitulé Renouveau de la francophonie à l’Université d’Ottawa : une responsabilité collective, fait état d’un malaise sur l’état de la francophonie au sein de l’institution franco-ontarienne aussi bien chez des étudiants et des professeurs qu'au sein du personnel administratif.
Bien que le français fasse partie intégrante de l’histoire de l’Université d’Ottawa et que les francophones soient à l’origine de la création de l’institution, de l’avis de plusieurs participants, la langue française aurait été reléguée au second plan dans l’architecture et le fonctionnement même de l’Université, peut-on lire dans ce rapport de synthèse commandé par l’Université d’Ottawa, et dont ICI Ottawa-Gatineau a obtenu copie.
En mai dernier, près de 400 personnes ont participé à des consultations qui s’inscrivaient dans la lignée de plusieurs incidents ayant secoué l’institution franco-ontarienne, dont la polémique entourant les propos du professeur Amir Attaran.
Les témoignages et expériences partagés dressent un portrait inquiétant de la place du français au sein de l’institution universitaire.
Certains perçoivent encore le fait français à l’Université d’Ottawa comme un luxe et le fonctionnement de l’institution serait jalonné d’incidents multiples où les droits des francophones au mieux suscitent l’indifférence et font l’objet de railleries diverses, et au pire, sont carrément bafoués dans certains milieux, peut-on également lire en conclusion du rapport.
En clair, la communauté a le sentiment que la francophonie fait parfois l’objet d’une certaine hostilité, ce qui conduirait certains à penser qu’une réflexion à l’échelle de l’Université est nécessaire. Pour eux, l’enjeu dépasserait la seule question linguistique.
Plusieurs ont évoqué l’émergence d’une francophobie qui, selon eux, semble prendre ses aises, pour décrire des incidents qui se répètent de plus en plus fréquemment sur le campus, indique le rapport.

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