
Financement de la police autochtone : « Une question de sécurité publique québécoise »
Radio-Canada
Avec la présence grandissante du crime organisé dans les communautés autochtones, Québec dit vouloir aider à développer des régies de police autochtones.
Les services de police autochtones doivent être reconnus comme un service essentiel, ont plaidé de nouveau l’Assemblée des Premières Nations Québec Labrador (APNQL) et l’Association des directeurs de police des Premières Nations et Inuit du Québec (ADNPPIQ), lors des audiences sur le projet de loi 13, sur la sécurité publique, à l’Assemblée nationale cette semaine. Bien que les deux récents homicides à Mistissini et la vague de violence à Uashat mak Mani-utenam ont relancé la question de la présence du crime organisé dans les communautés autochtones, c'est une préoccupation de longue date sur le terrain, estiment-ils. La lutte contre les dépendances et le trafic de stupéfiants est une priorité des chefs depuis longtemps et maintenant, c'est comme si on passait à un niveau supérieur au niveau de la criminalité, a soutenu le chef de l’APNQL, Francis Verreault-Paul. De là l'importance de marteler le message et de s'asseoir avec les deux paliers gouvernementaux pour faire en sorte que les corps de police des Premières Nations soient considérés comme un service essentiel pour leur donner tous les moyens nécessaires afin de lutter contre cette criminalité. Sa préoccupation est partagée par Dwayne Zacharie, vice-président de l’ADNPPIQ et chef des Peacekeepers de Kahnawá:ke, d’où il s’exprimait par visioconférence.













