
Fin du PEQ : le ministre Roberge répand des faussetés, disent des experts
Radio-Canada
Le ministre a fait « plusieurs affirmations trompeuses » ces derniers temps, soulignent des avocats spécialisés en droit de l'immigration.
Malgré les pressions de toutes parts, le ministre de l’Immigration du Québec, Jean-François Roberge, n’entend pas revenir en arrière : le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), qui offrait à certains immigrants une voie prévisible vers la résidence permanente après deux ans passés à travailler dans la province, est bel et bien mort et enterré, dit-il. Dans une série de mises au point ces dernières semaines, le ministre a voulu justifier sa décision de ne pas offrir de clause de droits acquis (ou « clause grand-père ») à ceux qu’on a depuis baptisés les orphelins du PEQ, qui craignent de devoir quitter le Québec, faute de statut en règle. Or, en voulant faire baisser l’angoisse, Jean-François Roberge a fait plusieurs affirmations qui ont suscité plus de questions que de réponses. Radio-Canada a demandé l’avis d’experts en droit de l’immigration afin d’y voir plus clair. Tous les éléments dans cette déclaration sont inexacts, avance Me Laurence Trempe, avocate en droit de l’immigration et spécialiste du PEQ. D’abord, le PEQ ne donnait pas accès à la citoyenneté, précise-t-elle. Plutôt, les candidats de ce programme obtenaient, après deux années passées à travailler dans la province, un certificat de sélection du Québec (CSQ), nécessaire pour demander la résidence permanente. Entre-temps, le CSQ permettait également à leur employeur de renouveler facilement leur permis de travail, ajoute Me Trempe.













