
En Irak, attaques contre les bases américaines et manifestations pro-Iran
TVA Nouvelles
Des frappes de missiles et drones ont ciblé dimanche le nord de l’Irak où sont déployées des troupes américaines, tandis qu’une foule manifestait à Bagdad criant vengeance pour la mort du guide suprême iranien.
Une frappe aérienne a aussi tué dimanche quatre combattants de l’ancienne coalition paramilitaire du Hachd al-Chaabi - incluant des groupes pro-iraniens et désormais intégrés à l’armée régulière - dans le centre du pays.
L’Irak, allié clé de l’Iran, a décrété dimanche un deuil national de trois jours au lendemain de la mort d’Ali Khamenei dans l’attaque israélo-américaine lancée contre Téhéran. Le gouvernement a dénoncé « un acte d’agression flagrant ».
Dimanche, les systèmes de défense américains ont intercepté au moins deux drones au-dessus d’Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, qui accueille les troupes de la coalition antijihadiste dirigée par les États-Unis, a rapporté un journaliste de l’AFP.
Des explosions ont également été entendues, et de la fumée s’élevait dans le ciel, a-t-il constaté, tandis que des sirènes retentissaient au consulat américain.
Tôt dans la matinée, l’armée iranienne avait annoncé prendre pour cible des bases américaines dans cette région du nord de l’Irak.
Alors que l’Irak, champ de bataille par procuration depuis des décennies entre Washington et Téhéran, a récemment retrouvé une certaine stabilité, Bagdad a averti qu’il ne souhaitait pas être entraîné dans le conflit entre les deux pays.
Mais plusieurs groupes armés irakiens soutenus par l’Iran ont déclaré qu’ils ne resteraient pas « neutres » et défendraient la République islamique.
Parmi eux, le puissant mouvement Kataëb Hezbollah a averti samedi qu’il lancerait des attaques contre des bases des États-Unis, après des frappes aériennes ayant fait deux morts dans la base de Jurf al-Sakher, tenue par le Hachd al-Chaabi, qui l’abrite dans le sud de l’Irak.

Au 19e jour de la guerre au Moyen-Orient, l’Iran a confirmé la mort d’Ali Larijani, son puissant chef de la sécurité, considéré comme l’un des dirigeants les plus influents de la République islamique, et Israël a juré de « traquer, trouver et neutraliser » le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.












