
Donald Trump est ébranlé et n'est vraiment pas content
Le Journal de Montréal
Le Canada est loin d’être sorti du bois malgré la décision de la Cour suprême américaine qui a servi une claque à Donald Trump en jugeant une bonne partie de ses tarifs illégaux.
Cette décision historique qui a mis Trump dans tous ses états ne vise en rien les tarifs qui nous touchent le plus directement.
« Les tarifs américains sur l’acier, l’aluminium, le bois d’œuvre et d’autres secteurs clés [comme l’automobile] demeurent en place et continuent de fragiliser nos industries, nos emplois et nos régions », a fait valoir le ministre québécois de l’Économie, Jean Boulet.
Les exportations canadiennes, outre dans ces secteurs et contrairement à la plupart des autres pays, sont exemptes de droits de douane grâce à notre accord de libre-échange, l’ACEUM, qui est toujours en vigueur.
Or, cet accord doit être révisé cette année, et les négociations s’annoncent tendues entre Ottawa et Washington.
Le gouvernement Carney est d’ailleurs resté prudent et n’a pas fanfaronné après la décision de la Cour suprême des États-Unis.
Tout au plus, le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, a signalé que l’invalidation des tarifs prouve que la position du Canada, outré par ces droits de douane, était « justifiée ».
Rarement avait-on vu Donald Trump aussi ébranlé et en colère, en commentant le jugement de la Cour suprême américaine, insultant à qui mieux mieux les juges qui ont pris cette décision, les traitant « d’ordures ».
Le jugement est d’autant plus étonnant que le tribunal est composé de magistrats majoritairement conservateurs.
