
Deux Canadiens échappent à de lourdes accusations environnementales aux États-Unis
Radio-Canada
La justice américaine abandonne les accusations de contrebande de dispositifs antipollution, jugeant que ces violations ne justifient plus d'actions pénales.
Accusés de contrebande de dispositifs de manipulation des émissions diesel, deux Britanno-Colombiens risquaient de passer de longues années en prison s'ils avaient été reconnus coupables lors de leur procès, qui n'aura finalement pas lieu. En octobre 2024, Kevin Paul Dodd, de Maple Ridge, ainsi que Philip John Sweeney, de Coquitlam, ainsi que deux Américains ont été accusés d'avoir eu recours à un stratagème de contrebande et d'importation illégale de dizaines de millions de dollars de dispositifs de manipulation antipollution du Canada vers les États-Unis, indiquait alors le communiqué de presse du département de la Justice des États-Unis (DOJ). Ils vendaient le même genre de dispositifs que ceux au cœur de l'affaire Volkswagen. Ce constructeur automobile les avait installés dans 11 millions de véhicules diesel afin de déjouer les contrôles d'émissions polluantes. Le « Dieselgate » a conduit à des procès dans divers pays, à des milliards de dollars d'amendes ainsi qu'à des peines de prison, notamment en Allemagne. Aux États-Unis, le Clean Air Act (la loi américaine sur la qualité de l'air) limite les émissions polluantes des véhicules diesel en raison de leurs conséquences néfastes pour la santé. Tenter de tirer profit du contournement des systèmes de contrôle de la pollution met en péril la santé et la sécurité de tous.













