
Déportation d’enfants ukrainiens : la Russie accusée de « crimes contre l’humanité »
Radio-Canada
Une Commission d'enquête de l'ONU a conclu que la Russie est responsable de la déportation, du transfert forcé et de la disparition forcée d'enfants
Une commission d'enquête internationale de l'ONU a accusé mardi Moscou d'avoir commis des « crimes contre l'humanité » en déportant des milliers d'enfants ukrainiens vers la Russie et en entravant leur retour. Cette commission a été créée en 2022 – peu après le début de l'offensive russe en Ukraine – par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU afin d'enquêter sur diverses violations présumées commises dans le contexte du conflit. Dans leur rapport, les enquêteurs ont constaté que les autorités russes avaient déporté et transféré illégalement des enfants dès le début de leur offensive et qu'elles avaient indûment retardé leur rapatriement. De plus, les mesures prises à l'égard des enfants déportés ont violé le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme et n'ont pas été guidées par l'intérêt supérieur de l'enfant, souligne la commission. Si elle a jusqu'à présent confirmé l'expulsion ou le transfert de 1205 enfants, la commission indique que les autorités russes ont déporté ou transféré des milliers d'enfants des zones qu'elles occupaient en Ukraine.













