
Au Nouveau-Brunswick, le cannabis veut se faire une place au soleil
Radio-Canada
Lorsqu’on arrive chez Solargram farms, l’odeur de cannabis est perceptible avant même de sortir du véhicule.
Et n’entre pas qui veut sur le site de l’entreprise située à Renauds Mills, au nord de Moncton.
Des clôtures de plus de deux mètres de haut et des barbelés entourent les lieux que quadrillent des caméras de sécurité.
Le site, où s’affairent une vingtaine d’employés, n’est pour l’instant exploité qu’au cinquième de sa capacité : on y trouve 10 000 plants, alors qu'il pourrait en contenir quelque 50 000.
C’est fin septembre, et on s’active à tailler les généreux plants avant la saison froide.
À Solargram farms on est convaincu que l'avenir de l'industrie se joue à l'extérieur plutôt que dans des serres chauffées, même s'il n'est pas possible de produire l'hiver.
Moi, je pense qu’on a une meilleure recette parce qu’on utilise l’énergie du soleil, qui est gratuite. Et il n’y a aucun effet sur notre planète, ce qui devient un enjeu politique important.

L'électricité coûte cher au Nouveau-Brunswick, deux fois plus qu'au Québec, et les tarifs ne cessent d'augmenter. Ces derniers ont augmenté de 26 % en quatre ans et une hausse est demandée pour le printemps par Énergie Nouveau-Brunswick. Ces augmentations provoquent la colère et sèment l'inquiétude chez des résidents, déjà éprouvés par la hausse du coût de la vie. Même le gouvernement dénonce la situation. Le reportage de Michèle Brideau.












