
Analyse, Quand le pragmatisme écrase les principes
Radio-Canada
Le pragmatisme semble guider non seulement les politiques du gouvernement Carney, mais aussi les allégeances partisanes de députés aux Communes.
Depuis l’arrivée de Mark Carney au pouvoir, il y a près d'un an, le pragmatisme a la cote. Au nom du pragmatisme économique, le premier ministre libéral écarte des contraintes environnementales pour favoriser la réalisation rapide de grands projets d’infrastructure. Sur la scène diplomatique, il relègue au second plan les préoccupations à l’égard des droits de la personne pour approfondir des relations commerciales avec des pays dont le bilan n’est pas toujours reluisant. Et aux Communes, il parvient à convaincre des députés d’opposition de tourner le dos à certains de leurs anciens principes et de rejoindre les rangs libéraux. Son argument est concret : en intégrant le gouvernement, ces députés auront plus de moyens pour faire avancer les préoccupations des citoyens de leur circonscription.

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












