
Affaire Marc Ouellet : « Ça ne se peut pas que ce soit le cardinal », dit le juge
Radio-Canada
Au procès en diffamation intenté par le cardinal Marc Ouellet, le juge Martin Castonguay a mis en doute le témoignage de Paméla Groleau et d'une autre femme.
Le procès en diffamation intenté par le cardinal Marc Ouellet n'est pas encore terminé, mais le juge Martin Castonguay semble déjà avoir annoncé ses couleurs. Mardi, lors des plaidoiries de la défense, il a multiplié les remarques qui laissent croire qu'il ne juge pas crédible la défenderesse, Paméla Groleau, qui dit avoir été victime d’agression sexuelle de la part du cardinal. L’avocat de la défense, Me Justin Wee, a commencé sa plaidoirie finale en rappelant le témoignage de Paméla Groleau, qui dit avoir constaté une gradation des gestes de M. Ouellet à travers plusieurs rencontres, jusqu’au moment où il lui aurait fait glisser une main du dos jusqu’au pli fessier. Sur le banc, le juge Castonguay s’est montré sceptique devant le récit de Mme Groleau, qui n’est plus du tout la même histoire que celle rapportée dans le recours collectif à l’origine de ce procès, a dit le magistrat. Ne dites pas que ça n’a jamais changé. Ça a changé. Le juge a attaqué frontalement les différents événements qui auraient constitué cette gradation. Il s’est attardé, entre autres, à un moment où le cardinal aurait tenu longuement les mains de Paméla Groleau, et lui aurait demandé son nom à l’oreille. Si quelqu’un voit un problème là-dedans, moi, je n’en vois pas, a lancé Martin Castonguay. Je ne pense pas qu’elle n’a pas vécu ça. Mais elle l’a peut-être amplifié, par exemple.

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












