
Votre menton, conséquence indirecte de l’évolution
Radio-Canada
Le menton ne serait pas le résultat d’une sélection évolutive directe, mais la conséquence indirecte de transformations survenues ailleurs dans le crâne.
Pas de menton chez le gorille. Ni chez le chimpanzé. Même notre cousin néandertalien en était dépourvu. Alors pourquoi cette petite protubérance est-elle apparue chez Homo sapiens? Au fil des décennies, plusieurs hypothèses ont été avancées : le menton aurait facilité la parole, renforcé la mastication ou servi d’outil de sélection sexuelle, à l’instar de la queue du paon. Pourtant, aucune de ces théories n’a fait consensus. Des travaux menés par la paléoanthropologue Lauren Schroeder, de l’Université de Toronto, et par ses collègues de l’Université de Buffalo suggèrent une autre explication : le menton ne serait pas le résultat d’une sélection évolutive directe mais la conséquence indirecte de transformations survenues ailleurs dans le crâne. L’anthropologue Michelle Drapeau, une professeure à l’Université de Montréal qui n’a pas participé à cette étude, explique leur idée : La sélection naturelle a favorisé la réduction de la taille des dents antérieures et a modifié la forme de la mâchoire, qui est devenue plus parabolique. Résultat : le menton s’est retrouvé en saillie. Autrement dit, le menton ne serait pas apparu pour répondre à une fonction précise : il serait plutôt un résidu anatomique de la transformation globale du crâne humain.

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